Le sondage LH2 publié le 03 décembre vient à point nommé pour souligner ce qui constitue une conviction quasi génétique au PCD : nos concitoyens attendent plus que jamais de fortes réponses en matière sociale de la part de celles et ceux qui prétendent exercer des responsabilités politiques.
Et il semble que ce soit encore plus vrai en région Centre : à la question "au moment de décider de votre vote lors de ces élections, quel critère, parmi les suivants, sera le plus déterminant dans votre choix ?" 52% des sondés (contre 45% en moyenne nationale) indiquent la situation économique et sociale, bien avant le bilan de F Bonneau (17%) et la politique menée par le gouvernement (23%). Cela appelle plusieurs commentaires sur les réponses que la campagne devra apporter, à supposer (mais il n'y a aucune raison d'en douter) que cette tendance lourde se maintienne.
C'est une excellente nouvelle, en premier lieu, qu'on ne veuille pas perdre son temps à critiquer le mandat qui s'achève. Le vrai bilan de la gauche fait sans doute un certain nombre de constats affligeants pour l'équipe en place mais cela ne saurait constituer une réponse suffisante à l'attente des électeurs, bien au contraire : ils veulent un vrai projet, pas un jeu de bowling politique. Autrement dit, pour reprendre l'expression de Thibault Coulon à Saint-Avertin, "la victoire est au bout du projet".
Deuxième bonne nouvelle, en première lecture en tout cas : on ne souhaite apparemment pas trop amalgamer politique nationale et politique régionale. Cette élection traditionnellement très marquée par le vote protestataire contre les gouvernements en place ferait donc exception à la règle ? Voire.
La menace est d'une autre nature : les 52% de sondés qui mettent la situation économique et sociale en critère de choix n°1 posent une interrogation plus profonde, ils mettent la crise mondiale (et ses répercussions bien locales) au coeur du scrutin. Voilà un avertissement qu'il vaut mieux entendre et prendre en compte. Sur la situation économique, n'y revenons pas : elle a été au coeur de chacune des conventions thématiques de la pré-campagne, y compris quand il s'est agit d'évoquer l'identité de notre région.
Pour ce qui est de la situation sociale, il faut admettre qu'il y a encore du chemin à parcourir... Est-ce parce que le "social" est une compétence quasi exclusive des conseils généraux qu'on en a peu parlé jusqu'à présent ? En effet, la région n'a pas à proprement parler de compétence sociale. Et pourtant à y regarder de plus près, il y a matière à creuser. Par exemple, les élus du Conseil Régional sont aidés et conseillés dans leurs décisions par le Conseil Economique et Social de la Région. Cette notion de "social régional" n'est donc pas absente mais elle reste très marginale et n'est abordée qu'à travers des biais indirects (formation professionnelle, vie associative et culturelle en particulier). Le sondage nous invite à comprendre qu'il va falloir aller beaucoup plus loin, qu'il va falloir bousculer un peu les étroitesses des raisonnements classiques.
Hervé Novelli propose de créer une "école de la deuxième chance" dans chaque département de la région. Excellente idée que Christine Boutin avait elle-même avancée lors du meeting de Tours en octobre dernier. C'est une proposition très concrète de nature à aider un nombre beaucoup plus important de jeunes à s'en sortir.
Mais la réforme des collectivités territoriales pourrait théoriquement nous permettre de passer au braquet supérieur et même d'amorcer une véritable révolution en matière sociale. En effet, les élus au Conseil Régional seront tous également élus départementaux. C'est-à-dire qu'ils tiendront dans une main le budget social des conseils généraux (plus d'1,1 milliard d'euros pour les 6 départements du Centre !) et dans l'autre main la totalité des budgets du Conseil Régional. D'où une possibilité tout-à-fait nouvelle de pouvoir beaucoup mieux harmoniser les politiques entre elles, de les ajuster les unes aux autres, de les faire dialoguer, bref de les rendre plus efficaces au service de tous. Le social va donc à moyen terme s'inviter par la grande porte à la région, les politiques publiques s'en trouveront inspirées et ce sera, à mon sens, un très grand progrès. Avec un peu de ténacité, c'est pour 2014, donc ça se prépare aujourd'hui.
C'est une réalité, pour gagner, il faut un vrai projet, Thibault a raison d'insister.Le Comité Départemental avait pris une décision fort juste : Présenter et défendre à toutes les élections un VRAI PROJET !
Faire une campagne en dénonçant la gestion PS de la Région Centre est une erreur primordiale. Les sondages sont mauvais et donnent la Gauche vainqueur dans pratiquement toutes les Régions qu'elle détient.
Je l'ai dit en comité de la 3ème CIRCO et je le répète Aujourd'hui gagner 2 ou 3 régions ne doit pas être notre objectif, comme certains s'en contentent.La gauche aura tout lieu et ne s'en privera pas, pour dire que " c'est une sanction et un désavoeux pour le Président Sarkozy ".
Il est encore temps de redresser la barre, de démarrer la campagne avec de vrais projets porteurs d' espérance, surtout pour répondre à la préoccupation sociale qu'attendent les électeurs.La Région Centre est sinistrée au niveaux des emplois et c'est là qu'il faudra insister pour présenter des projets à long terme.
Après les Européennes, beaucoup se sont délivré un satisfecit. Je suis désolé de me répéter, mais à l'époque, j'avais écrit que " c'était l'arbre qui cachait la forêt " et qu'il ne fallait pas se démotiver. J'espère que l'avenir de ne me donnera pas raison. C'est surement là dessus que le PDC a sa carte à jouer, pour défendre les vrais valeurs qu'attendent nos concitoyens.
Rédigé par: Le Sudiste | 16/12/2009 à 08:09
Dommage les écoles de la deuxième chance existent déjà.
On attend des propositions innovantes !
Rédigé par: Oeil Ouvert | 06/01/2010 à 11:54